Conards, laqués, et au Bénin…Avant Dernière !

Posté par emmausaubenin le 8 avril 2009

 07 avril

« Il va venir »

« Il va arriver »

« Il arrive »

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La pirogue

  

Plage de temps indéterminée entre ces trois étapes mais Hyppolite conducteur de l’association Solagnon montre enfin le bout de sa pirogue. Bernardin vêtu de l’étoile marseillaise nous a précédemment accueilli sur la rive et nous embarquons, direction Ahomey-Gblon site pilote du projet du lac Nokoué. L’eau sur laquelle nous naviguons est salée et ce n’est qu’à partir du mois d’août, lors des crues du nord que l’eau douce chassera cette salinité vers la mer.

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Petit mémento rapide du projet

 

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                                                                              L’association Sonagnon a été il y a deux ans interpellée par les femmes des villages alentours au sujet de la pénibilité de la corvée d’eau. L’association s’est à son tour tournée vers Emmaüs Bénin. Emmaüs Bénin a ensuite saisi Emmaüs international. L’enjeu est de taille. Fournir l’accès à l’eau potable et à l’assainissement à 75 000 personnes

L’eau, grâce au lac (622 km2) est là mais les déjections animales, humaines ainsi que les cadavres d’animaux la rendent impropre à la consommation. Techniquement des forages sont donc décidés après différentes expertises béninoises et des canalisations alimenteront des bornes fontaines. Sur le plan de l’assainissement, les choses sont plus compliquées car il faut miser sur un changement de comportement de la population. En tout état de cause, ce projet revêt deux originalités capitales :

- l’implication participative de la population locale,

- le soutien des populations défavorisées du nord pour accompagner les populations pauvres du sud

 

La pirogue bis

Nous sommes heureux de constater que la pirogue est couverte car le soleil se montre depuis plusieurs jours intraitable avec les crânes européens. Nous croisons plusieurs pirogues surchargées, parfois à la limite de la ligne de flottaison. Une ou deux femmes en assurent le déplacement à l’aide de pagaies. C’est la corvée d’eau. Ces femmes partent en général vers 06h00 du matin et ne reviennent que vers 11h00. Cinq heures de trajet épuisant. On comprend l’importance et la pertinence du projet.

Ahomey-Gblon

Arrivée à Ahomey-Gblon et accueil de Léon, représentant local de l’Association des Usagers de l’Eau. Il est ici le représentant d’Emmaüs et assure le suivi des travaux et tente d’aplanir les problèmes. Ce site a été choisi comme site pilote par Emmaüs et la population parmi les neuf sites que la population avait proposés.

Les travaux

dscf1797.jpgLa première tranchée a été creusée lors du dernier chantier international et plusieurs d’entre nous sont inquiets de ne pas voir les canalisations installées. Bernardin nous assure que cela va être fait, le souci concerne l’entreprise, nous sommes ici en Afrique et la performance est parfois aléatoire. Le premier forage de 80 mètres a été réalisé, l’abri surélevé destiné à recevoir le groupe électrogène est prêt, les fondations du château d’eau sont en bonne voie malgré des problèmes techniques (stabilisation du terrain) de dernière minute et donc un coût accru. Sur le site en 2009, neuf bornes fontaines (sur les 12 demandées par la population) devraient être en fonction. Actuellement cinq autres forages sont lancés mais seuls quatre seront réalisés cette année. En ce qui concerne l’assainissement, les concertations vont bon train. Il ne s’agit pas d’imposer des modèles mais bien de travailler avec les comités locaux pour faire un choix efficace. Charge à eux ensuite de travailler avec la population sur le changement des comportements. Ces comités sont constitués, sur l’insistance d’Emmaüs, de 4 femmes et 5 hommes et la plupart des communes ont leur comité.

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                                                                                                Patrick nous rappelle que lors des passages dans les ministères, la question récurrente était:

- le projet est-il écrit?

La réponse était également récurrente:

- non, le projet est en construction. L’efficacité passe obligatoirement par ces temps de concertation et des allers retours entre le comité de pilotage et la population concernée.                                           

             

La pirogue ter

             

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                                                                             Direction Gambier 2. Nous croisons cette fois les pêcheurs et les ramasseurs de sable, les travaux quels qu’ils soient semblent ici d’une extrême pénibilité. La chaleur est accablante. Il existe sur les rives du lac une sorte de pisciculture appelée «acadja». Les pêcheurs plantent des branches de palmiers dans l’eau, les poissons vont s’y installer en quantité, et après une période moyenne d’une année, les filets sont installés et on peut piéger les poissons.

 

 

 Gambier 2

Le chemin est long du débarcadère au deuxième forage. Nous sommes entourés d’une nuée de gamins qui réclament cadeaux, argent, stylos ou cahiers. Alphonse qui nous accompagne a toutes les peines du monde à les éloigner. De fait après quelques sourires, nous ne nous sentons pas très bien devant cette insistance. Curieuse impression en effet de voir tout cet aréopage tendre la main en criant. Le deuxième forage est rapidement visité en plein soleil. Nous apprenons qu’il descend à 90 mètres et qu’il a été terminé la veille. Le chemin du retour est tout aussi pénible, les gamins sont toujours là.

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La pirogue quarte

Direction So Ava. La chaleur se fait plus lourde. Les visages des yovos que nous sommes sont marqués. Erwann a préféré rester à Cotonou, David se demande s’il ne va pas être réincarné en farine animale et même la casquette de parrain a la visière avachie des jours de fatigue.

So Ava

Accueil dans les locaux de l’association Sonagnon. Antonin, son Président nous présente les activités de l‘association. En probation vis-à-vis d’Emmaüs International, celle-ci s’occupe de plusieurs actions entre autre :

- assurer le pont entre les habitants et Emmaüs International mais aussi:

- le micro crédit pour les femmes

- la mutuelle santé des habitants

- le droit des enfants

- le parrainage des filles pour leur scolarisation.

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Alors que nous échangeons benoîtement, Denis se lève et fait part d’un coup de chaud, il émet quelques borborygmes, prémisses d’une remontée gastrique mouvementée et imminente. Bernardin préfère l’emmener prendre l’air.

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La pirogue quinte

Après avoir récupéré Denis, nous retournons vers notre point de départ. Patrick demande à Hyppolite, le conducteur de la pirogue de pousser le moteur afin que nous puissions bénéficier d’un peu de brise.

Retour ensuite par la route vers Cotonou en tombant évidemment sur LE embouteillage et nous devons à Jean chauffeur hors pair d’arriver dans des délais raisonnables. Le séjour au Bénin se termine et demain la promotion dite des «conards laqués» décollera de Cotonou à 23h00. Nous tenons à remercier Emmaüs bénin pour son accueil et le souci constant que chacun à manifester pour notre bien-être. Des rencontres fortes, des échanges riches, des découvertes surprenantes auront marqué notre séjour ici.

 

 

Merci à Dominique, Joseph, Armelle, Françoise, Myllie, Mimi, Patrick, Alphonse, Jean, Justine, Rosine, Jean-Pierre, Véronique, Huguette, François d’Assises, Basile, Hyacinthe, Hyppolite, Bernardin et Antonin pour leur disponibilité, leurs éclats de rire et leurs convictions. Merci aussi à Ignace, Clémentine, Nicéphore, Euphrasie et tout ceux dont nous avons eu le bonheur de croiser le chemin. Une pensée particulière pour Françoise qui avec Didier nous a accompagnés durant ces trois années de formation…

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6 avril 2009

Posté par emmausaubenin le 8 avril 2009

« Cotonou, le 6 avril 2009

Discours

Bonjour chers amis Emmaüs

 Je m’appelle Akyp Marlène

Je suis élève à l’école primaire privée ste Hélène des castors.

Je suis en classe de CM2. L’effectif de mon école est de 104 au primaire dont 09 en CM2. »

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Il est 9H30, il fait déjà bien chaud dans la ville. Nous venons de recevoir des jeunes élèves de l’école quelques pages de bienvenue à l’écriture hésitante. Ils sont une centaine dans la cours, la plupart des petites filles, en uniforme, chemise grise et jupe bleue foncée pour les filles, culotte courte bleue pour les garçons. C’est une école tout en rez de chaussée ordonnée autour d’une petite cour et d’un arbre. Sur les murs des slogans, « Honneur et gloire à vous tous qui assurez l’éducation des jeunes », « En travaillant chaque jour sans relâche, l’ouvrage est fait avant la nuit ». L’école des Castors est une école du quartier d’Emmaüs Cotonou, régulièrement soutenue par nos dons. Les élèves nous acceuille en rang, par classe sous le regard enjoué et fier du fondateur de l’école, M. Sylvano Balaro.

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Après avoir entonné plusieurs chants de bienvenue, « Emmaüs, le pays à part » (sic), et nous avoir donné des offrandes sous la forme de noix de coco, de mangues, d’ananas et d’avocats, c’est au tour de notre groupe de se présenter, ce qui permet de rafraîchir les connaissances géographiques des enfants. Je continue de regarder les slogans peints sur les murs « Le paresseux sommeillant sur sa tâche ne songe pas au jour qui fuit. » Sylvano Balaro nous explique l’historique de l’école. Lui-même était éducateur. Le quartier connaissait une très importante population infantine ainsi qu’une grande pauvreté et beaucoup de violence. Il a installé l’école avec l’aide de l’archidiocèse de Cotonou. Au début, l’idée était de venir avant tout en aide aux enfants mis en situation d’échec scolaire, mais aussi de décharger les écoles voisines qui pouvaient être inondées lors de la saison des pluies. Bien vite, le but est dépassé et l’école devient une école primaire à part entière. C’est une école privée qui ne reçoit donc aucun soutien de l’état. Au contraire, elle doit payer au gouvernement une cotisation pour obtenir l’autorisation d’enseignement – ceci pour éviter le développement d’écoles sauvages et incontrôlables. Le prinicpale difficulté économique de l’école est la rétribution de maitres. Les enfants doivent verser à l’école 30.000 F CFA par an (le salaire minimum est de 40.000 F CFA/mois).

 

1003006.jpgMais en raison de la pauvreté extrême, les parents versent ce qu’ils peuvent et il est par conséquent difficile de fidéliser les enseignants. La bibliothèque de l’école a été créée par Emmaüs (livres et étagères). Elle sert aussi aux collègiens et étudiants qui viennent emprunter les mercredi, samedi et dimanche. Sylvano Balaro explique qu’ils ont reçu aussi un bel écran de PC. Ils n’attendent plus que l’unité centrale qui va avec. En ressortant de la bibliothèque, je tombe sur un autre graffitti:

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Nous visitons les classes, du CP au CM2. Le directeur en profite pour essayer de faire partager son militantisme aux enfants. « Quand vous voyez des étrangers, il ne faudrait pas que vous pensiez à chaque fois « argent, argent ». Il faut que vous vous formiez pour vous les enfants aider d’autres enfants. Aidez à aider! » Nous laissons à l’école une valise de stylos, crayons de couleurs et cahiers.

 

11H00 Retour à Emmaüs Cotonou

                       

dscf1734.jpgFrançoise et Myllie qui sont compagnes à Emmaüs donnent des cours aux EJT (enfants jeunes travailleurs). C’est donc à une séance d’animation que nous assistons. Quelques mères du quartier se sont invitées et se sont installées sur la terrasse à quelques pas. Ce groupe-ci compte une trentaine de jeunes (il y a une centaine de groupe au Bénin). Ces jeunes qui ont entre 12 et 15 ans sont en apprentissage chez un patron et ont du arrêter leur scolarité. Le patron s’engage à loger et nourrir les enfants. Par contre les parents devront payer un contrat pour que le jeune ressorte de l’apprentissage avec un diplôme. Si les parents ne peuvent pas payer le contrat, c’est l’enfant qui va devoir rembourser le patron par son travail gratuit. L’apprentissage concerne à peu près 100 000 jeunes sur Cotonou. Pour sortir les enfants de l’emprise des patrons, leur donner des cours d’alphabétisation, et surtout convaincre les parents, EJT prend en charge les 3/4 du coût du contrat. EJT est donc un lieu d’éducation et de distraction où les enfants apprennent les rudiments de la langue française (gage de reconnaissance dans le pays – tous les documents officiels sont en français) ainsi que des danses traditionnelles, des chants et un peu d’instruction civique. Le groupe est composé de coiffeurs(ses), couturier(ères),photographes, un jeune peintre auto, deux mécaniciens auto, et de quelques enfants qui ne sont pas encore rentrés en apprentissage. Myllie et Françoise animent les séances. On voit dans le groupe quelques jeunes filles qui semblent prêtes à prendre la relève.

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Les mères des enfants souhaitent nous parler – en Fon, car elles ont honte de parler en français sous le regard de leur progéniture. Justine – « Chaque fois que les Yovos (les blancs) viennent, c’est avec plaisir que nous venons vous saluer. Nous savons que les conteners qui viennent ici, viennent des Yovos. C’est pour ça que ça fait plaisir de vous saluer. » Angèle est femme et chef de famille, c’est grâce à la revente des vêtements d’Emmaüs qu’elle peut nourrir et envoyer ses enfants à l’école. Gisèle est vendeuse dans le voisinage. Elle voudrait bénéficier du microcrédit. La liste est longue explique Françoise, l’animatrice EJT, et de plus pour en bénéficier il faut déjà avoir une activité. Le microcrédit, ce n’est pas pour nourrir ses enfants. L’explication ne convainct pas. Trois autres mères nous réclament notre appui pour pouvoir bénéficier de microcrédit.

15h00 Arrivée à Emmaüs Pahou.

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Pahou est l’antenne d’Emmaüs Cotonou. C’est donc la Communauté de Patrick. Yacinthe, le vétérinaire, est responsable sur le terrain. Les 17 compagnons (l’effectif au total) nous acceuillent et nous souhaient la bienvenue par un concert de Tam tam. Le lieu semble être perdu au milieu de nulle part. Nous sommes à 32 km de Cotonou, 25 km de route et 7 km de piste au milei d’une végétation dense, au bord d’un petit lac. Le rythme de la musique se fait plus intense et les danses plus sauvages – c’est la danse des revenants nous explique Patrick, une manière de partager et de nous montrer que nous sommes chez nous. Beauté des danses africaines: la danse est un espace théâtral où se racontent d’anciennes histoires, où les danseurs se défient, se rencontrent.

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                                                                                                 Emmaüs Pahou a lui aussi été crée avec l’aide de l’Archevêque de Cotonou qui lui a alloué des terres sur la rive opposée du lac. Pendant dix ans, Pahou a défriché et cultivé 30 hectares. Après la mort de l’archevêque, l’archidiocèse a expulsé Emmaüs. C’était en 2000. Sensibilisé par cette catastrophe, Emmaüs International a décidé d’agir et d’aider activement la communauté a se recréer. Patrick et les compagnons ont dû tout reconstruire à partir de rien. Ils ont avec l’appui des villageois retrouvé 12 hectares sur la rive opposée du lac.

                                

Lorsque l’on voit la qualité des bâtiments et le travail accompli, on peine à croire que tout a été fait en l’espace de 6 ans.    

                                                                                                     

   

                                                                                                       

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                                                                                                    C’est un travail titannesque qui soulève notre admiration. Le gouvernement béninois, Emmaüs Angers et en particuliers Pierre Dubois, alors président d’Emmaüs Angers et ingénieur agronome, ont permis la création de tout un réseau d’irrigation des champs.

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Emmaüs VillaBianca a aidé pour installé des panneaux solaires qui fournissent l’électricité. De nombreux chantiers internationaux ont été actifs pour remonter la Communauté. Aujourd’hui Emmaüs Pahou est en autosuffisance à 65%. Le manque est assuré par les conteners, indispensables pour aider les groupes à se développer et construire leurs propres moyens de production. Les 17 compagnons sont accompagnés par 2 responsables, Patrick et yacinthe, trois compagnons assurent des fonction d’adjoint et ont la pleine responsabilité de leur secteur.

Trois grands secteurs:

     – agriculture: manioc, arachide, maïs, ananas ( et un projet d’ouverture d’une palmeraie de palmiers à huile)

    – élevage: poules pondeuses, cochons, cochons sauvages, chèvres naines, lapins, escargots et dernièrement 6 bassins pour la pisciculture

    - maraichage: piments, courges…

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Une compagne s’occupe de la cuisine. Chaque compagnon participe au financement de l’alimentation à hauteur de 4000 F CFA par mois. Les compagnons qui ont fondé une famille à l’extérieur de la communauté sont autorisés à ne dormir que trois nuits/semaine à la communauté. Il y a quelques tout jeunes compagnons de 14, 15 ans qui n’ont pu être scolarisés. Pour leur éviter d’être exploités comme jeunes travailleurs, on les garde à la communauté. Ici, ils sont alphabétisés et accompagnés dans leur formation en respectant leur âge. Des réunions de gestion des activités ont lieu chaque jeudi où les problèmes de la communauté sont discutés par les compagnons. Le comité de gestion qui inclut les responsables se réunit tous les 15 jours. Les décisions sont prises au fur et à mesure des aller retour entre ces deux instances. Il faut insister sur la participation et la responsabilisation de chacun.

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Les compagnons ont un pécule supérieur au salaire minimum béninois. Aussi, on les insite à économiser et à cotiser à une caisse commune qui est redistribuée chaque année au mérite. Cette année, trois compagnons ont reçu chacun une moto. (Il faut savoir qu’ici une moto peut être une source de revenus suplémentaires à travers la location par exemple). Le montant de la cotisation est de 5000F CFA ou 10000 FCFA selon que l’on est chargé de famille ou pas. La cotisation peut aider un compagnon à réaliser un gros investissement pour sa famille par exemple. Comme exemple de solidarité locale, Emmaüs Pahou aide un dispensaire qui fait office de maternité.

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La ferme est un exemple d’intelligence. Tout est ordonné pour assurer une rentabilité maximum alliée à un souci de qualité bio. On quitte la culture de subsistance pour une véritable agriculture de production, mais avec la nature et non à ses dépents. Pahou montre qu’Emmaüs peut faire ouvre d’excellence au niveau national – le gouvernement béninois ne s’y est pas trompé en accordant son soutien – et devenir un véritable lieu d’apprentissage.

Erwann

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Samedi 5 avril

Posté par emmausaubenin le 5 avril 2009

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                                                                                                David ne sera pas des nôtre aujourd’hui, il souffre de maux de ventre or la longue route (6h minimum aller – retour) en plus des nombreuse visites sous une chaleur accablante seront probablement insupportables.

Départ à 7h00 pour l’association Metokan,, qui se situe dans la ville de Bohicon, 4ème ville du Bénin dite aussi la ville carrefour par où passe les axes pour les pays voisins, Bohicon se localise à 150 Km au nord de Cotonou.

                                                                                                                 

Nous pouvons observer que la circulation commence à s’intensifier, 7h30 sortie de Cotonou l’Afrique se réveille et le flux incessant des véhicules roulants s’amplifie à chaque instant, c’est un ballet, un spectacle sans chorégraphe qui se déroule sous nos yeux et dans un nuage de gaz d’échappement qui prendra fin très tard dans la nuit.

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Nous sommes témoins d’un accident entre un scooter et une voiture, le premier au vu de la somme d’engin roulant heureusement sans gravité et à notre grande surprise un service de secours était présent (pompiers ?).

Le soleil amorce son émission de chaleur, c’est annonciateur d’une journée ensoleillée.

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C’est une alternance de villages et de paysage de brousse que nous traversons au volant du trafic et ceci sur une route accidentée.

Arrivée 11h30.

Visite de la communauté Emmaüs Metokan, le bric ressemble par les articles présentés à nos communautés françaises, les clients viennent de partout ville et extérieur jusqu’à 200 Km.    Elle accueille des compagnons et compagnes au nombre de 10.

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Un atelier avec 2 menuisiers pour la fabrication des métiers à tisser qui serviront d’une part à la confection de tissus pour la création d’habits traditionnels et d’écharpes et d’une autre part à la vente de ces métiers.

Un atelier de formation de couture, 4 personnes dont deux formateurs, cet apprentissage se déroule du lundi au vendredi à raison de 8h00 par jour, cette formation est gratuite.

Un endroit de stockage a été conçu pour entreposer le volume d’un conteneur, 1 à l’année fréquence de réception.

La communauté a un projet d’agrandissement pour la construction de logements et d’un bâtiment pour augmenter l’espace de vente.

Cette communauté a vu le jour en 2000 et depuis octobre 2004 elle est membre d’Emmaüs international.

Les différentes missions de la communauté sont : la solidarité envers les personnes en difficultés, des actions sur le terrain, l’aide aux enfants de la rue et combattre l’exploitation des jeunes aux travail.

(…..une pensée pour David).

Visite de GRADH ONG, groupe de recherche et d’action pour le développement humain.

Ce groupe s’est donné comme objectif l’accueil d’enfants en grande souffrance, aujourd’hui ces enfants sont au nombre de quatre, il existe un partenariat entre cette association et GAS une association Amiénoise.

2 animateurs ont en charge le fonctionnement de cette structure, qui travaille aussi sur un projet pour trouver des financements à l’éducation de la famille et sensibiliser les foyers aux revenus suivant le travail.

30 parents et tuteurs bénéficient de cette étude, ça va de l’élevage de volaille, de l’installation d’un télécentre, (cabine de téléphone et point de vente pour recharge de portable), en passant par la création de petits commerces de produits divers ou bien l’acquisition de matériels pour la transformation de la graine de palmier en huile palmiste.

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Chaque projet est auto financé avec une close de remboursement, par contre la formation est prise en charge à 100% par l’association.

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Nous avons pu visité la construction d’un clapier à lapin qui va bientôt recevoir 5 femelles et un mâle et pour éviter le souci de consanguinité un échange des lapins se fera de façon régulière. 21 de ce type de ces bâtiments existe déjà, dispersés dans les environs de Bohicon et chaque projet a obtenu l’aval du sage dit « le vieux » du village.

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L’association a la charge de 104 enfants avec l’aide de parents et de tuteurs, elle rencontre beaucoup de difficultés pour satisfaire réellement les problèmes de terrain, comme la recherche d’adultes pour le parrainage, la mise en place de distractions pour les enfants, sensibiliser les jeunes filles au risque de grossesses, l’exploitation des enfants avec tous les risques que cela comprend comme la remise en question des traditions et des valeurs du pays, la nourriture, le financement des salaires pour les 2 animateurs, malgré le soutien de la communauté d’Angers, de l’UNICEF et de certaines ONG, l’association est confrontée à la réalité des difficultés du terrain.

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Visite du centre de promotion sociale Bohicon, avec pour principale activité l’apprentissage de la lecture et de l’écriture pour des enfants venant de la rue et travaillant à différent métiers comme la coiffure, la soudure, la maîtrise de la photographie, de la mécanique automobile, et de bien d’autres encore.

Ces enfants ont accès à l’école tous les jours du lundi au vendredi de 8h à 12h, après ce temps scolaire chaque enfant doit regagner son travail auprès du patron employeur, qui a bien voulu accorder 4 h par jour à l’éducation scolaire de ses enfants.

2 catégories d’enfants bénéficient de ce système de formation, « les réinsérés » dont l’âge se situe entre 6 et 13 ans et « les apprentis » qui ont plus de 14 ans.

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Un travail de négociation, de prise de conscience et de sensibilisation est fait auprès des employeurs des enfants de moins de 14 ans. La loi précise l’obligation scolaire jusque 14 ans.

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L’enseignement des mathématiques, du français, du civisme, du sociale, de la lecture et de l’écriture est au programme, nous avons échangé avec les enfants sur leurs motivations et leurs soifs de connaissances ainsi que sur leur travail. Les enfants ont bien conscience des droits que le gouvernement a pu leur octroyer, droit à l’éducation, de se loger, à l’expression, de se nourrir, d’avoir un état civil, de s’habiller et de protection.

Les visites des groupes sont maintenant terminées. François d’Assise, Responsable et fondateur principal de l’association Metokan nous invite « chez Monique » pour un repas dans un cadre agréable au milieu de sculptures dont certaines des plus incongrues.

L’après-midi a été ponctué par différentes visites de lieux historiques :
Les Temples de rois d’Abomé avec les commentaires d’un guide sur notamment le rôle des amazones (femmes guerrières) chargées de la protection du roi et du royaume.

Le zoo à la façon béninoise (2 lionnes, un lion et un crocodile à l’allure bien frêle), les lions sont les descendants des lions des rois d’Abomé.

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L’intronisation du nouveau roi attendu depuis 5 ans (deux ans de deuil et 3 ans nécessaire pour l’oracle pour désigner le successeur). Didier vêtu de l’habit traditionnel à accompagner François d’Assise pour se prosterner devant le nouveau roi (certains l’ont même vu embrasser les pieds). Les autres membres du groupe se sont eux aussi inclinés.

Tous très fatigués, Jean, notre chauffeur, à assurer le retour de la troupe comme un chef. Nous avons eu droit à un embouteillage monstre dans les rues surchargées de Cotonou. 2 heures dans une pollution extrême, innommable que nos poumons s’en souviendront longtemps ont finis d’achever cette journée mémorable. Même François, Erwann et Didier ont eu le courage de renter en motos taxis avec un serrage de fesses de 35 très, très longues minutes que leurs slips s’en souviendront eux aussi longtemps. Chacun sa misère.

Pascal

P.S. : David est toujours vivant, c’est une intoxication alimentaire,… chopée en France. Les antibiotiques auront tôt fait de le rétablir (pour le match de foot prévu dimanche à 15 h sur la plage entre les béninois et nous, les yovos (les personnes à peau blanche)  

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03.04.2009

Posté par emmausaubenin le 5 avril 2009

Nous voici arrivé au dernier jour de débats avec nos amis Béninois, débats très riches, avec de nombreuses interventions, échanges de pratiques et éclairages.  Cette journée ce présente avec la thématique suivante : « Rôle de la femme dans la société ou (traite et exploitation des enfants au Bénin) »  Pour commencer intervention préparer par François et Sowatdy sur le sujet en montrant les différents combats menés par les femmes pour réduire les inégalités Homme- Femme. 

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Du droit de vote à la contraception en faisant remarquer que lors de la seconde guerre mondiale les femmes se sont vues confier des postes habituellement occupé par les hommes, provocant un changement de mentalité. 

Suite à cette intervention, Véronique pour Emmaüs Bénin  prend le relais.  Avant la colonisation la femme Béninoise avait un rôle traditionnel (mère, épouse, éducatrice, productrice), la maîtresse de maison (la femme doit rester à la maison et l’homme être dehors) 

Les tâches ménagères et le travail dans les champs étaient leurs missions, il était hors de question de voir une femme travailler à l’extérieur du village (première lever, dernière couchée)  « La femme n’est rien si elle n’a pas d’enfant, elle ne sert à rien, elle pouvait être répudié » 

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Comme vous pouvez le constater le rôle de la femme était très « encadré » 

Encore une facette de leurs nombreux droits, la polygamie, juste pour les hommes bien sûr.  La femme n’a pas à dire à son mari, tu ne dois pas avoir d’autres épouses, parfois elle-même la  choisit.  Après ce rappel de véronique vous allez certainement me dire et maintenant qu’elle est la condition de la femme au Bénin ? 

Après la colonisation les codes occidentaux sont en vigueur mais le poids de la tradition reste plus que fort. 

L’analphabétisme chez les femmes du Bénin reste fort par exemple en zone rurale : 82% des femmes contre 50% des hommes sont analphabètes. 

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Quelques dates et chiffres : 

Août 1989 première femme ministre ;  1997 émergence de femmes cadres s’organisant pour améliorer leurs conditions 

2004 votes d’un nouveau code de la famille (monogamie obligatoire, sauf pour les musulmans)  2005 conférence de Pékin (à partir de ce moment là les femmes ont revendiqués l’égalité avec les hommes) 

Même au sein d’Emmaüs Bénin la question divise homme et femme, le chemin reste long. 

Malgré les lois la seul qui domine reste la TRADITION, les femmes reste soumise à l’homme, sont parfois maltraités, exploité mais comme le rappel Huguette d’Emmaüs Bénin :  «  Nous devons continuer à lutter pour nos sœurs » 

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L’après-midi arrive l’après-midi arrive, l’heure de se reposer ? Faire une petite sieste ? Non, repartir de plus belle avec pour sujet « Traite et exploitation des enfants au Bénin » Pour cela nous accueillons Bernardin, Ferdinand de l’association MAEJT (Mouvement Africain des enfants et jeunes travailleurs) composé de 7327 membres (enfants jeunes travailleurs) et 126 groupes de base organisé (enfants apprentis), 15 milles sympathisants, ainsi que de Rosine d’AFA (Association des femmes amis).  Le problème existe depuis longtemps au Bénin avec l’émergence des enfants travailleurs. 

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Dans la tradition une famille pauvre confier son enfant à un frère, une sœur plus riche, pour assurer l’éducation de l’enfant, se qui existe encore de nos jours. 

Désormais et de plus en plus nous assistons à un véritable commerce d’enfants, en effet des intermédiaires prospectes dans les villages, proposant aux parents évidemment très pauvres, de prendre leur enfant contre un peu d’argent et en promettant d’aider l’enfant à avoir un métier une éducation.  Malheureusement, il n’en est rien et une fois sur place les enfants doivent travailler très dure souvent 6 jours sur 7 (les petits forgerons par exemple, environ 80 heures pas semaine).  Dans les 3 plus grandes villes du pays on dénombre 100 milles enfants travailleurs entre 6 et 16 ans. Selon la loi l’école est obligatoire jusqu’à 14 ans mais quel est le poids de la loi devant la pauvreté ?    

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p1000795.jpgL’association MAEJT à voulu identifier les facteurs favorisant la traite des enfants en interrogant 78 enfants, les causes :  

Pauvreté, disfonctionnement de la société (divorce), ignorance du risque, attraits de la ville, polygamie, non scolarisation des filles, mariages précoces…  L’une des principales remarque ressortant du débat : «  les enfants continueront de vouloir partir tant que nous ne leur proposerons pas d’alternative à l’exode »  Malgré ce constat alarmant, les intervenants Béninois autour de la table, se battent pour réduire cet esclavage en sensibilisants les enfants, les parents, en essayant de proposer d’autres choix comme le dit Gérard : la richesse c’est l’enfant. 

Justine termine la journée avec une note d’espoir : Malgré tous ses problèmes nous vivons bien au Bénin.  La journée se termine nous allons prendre un peu de repos, demain 6 heures de voyage sur les belles routes du Bénin. 

A+ David 

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2 avril.

Posté par emmausaubenin le 3 avril 2009

Ce 2 avril encore notre groupe va échanger, débattre avec nos homologues du Bénin sur différents sujets afin de mieux appréhender les pratiques, les particularités de chacun.

«  Etre solidaire, pourquoi, comment, pour qui ? » est le thème principal.

En fin de journée sera mener une réflexion sur les 4 axes prioritaires d’Emmaüs international (mutuelle santé Afrique, l’eau, la migration et l’éducation, finance éthique).

La solidarité dans nos communautés ne semble pas aller toujours de soi. Beaucoup d’entre nous pensent qu’elle repose sur quelques uns seulement plus motivés et disponibles. Elle est d’autan plus efficace aussi quand elle est proche. Je parle des dépannages, pratique fréquente dans nos groupes. En revanche, les solidarités nationales et internationales sont sans équivoque plus difficiles à mettre en œuvre. Les raisons sont variées mais en tout état de cause les anal yser  amène rait des jugements stériles. Les groupes du Bénin constatent à regret que le nombre de containers diminue d’année après année.

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Bien sûr chacun des groupes fo nt déjà beaucoup en payant ses cotisations à Emmaüs europe et Emmaüs international, ou en reversant la recette d’une vente annuelle, ou encore en participant aux salon régionaux et au salon de Paris. Force est de constater que ce n’est pas encore suffisant.

Pour les béninois, la solidarité va de soit. La culture, le mode de vie en communauté familiale élargie font que peu de personne reste de côté. Sauf que la situation économique précaire du pays aggravée par la crise économique mondiale exclu davantage les plus souffrants. C’est pourquoi les groupes sont des communautés dans la communauté, dans le village. Elle accueille souvent les plus fragiles du village avec pour objectif que chacun puisse construire ou reconstruire une vie de famille.

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Les groupes développent une économie liée aux ressources locales comme l’agriculture, l’artisanat mais les recettes sont trop justes encore pour joindre les deux bouts. Les containers sont nécessaires pour l’équilibre financier à trois titres, premièrement pour acheminer des matériaux (introuvables ou trop onéreux au pays) pour développer l’activité, deuxièmement pour participer au développement local en fournissant par exemples des lits médicalisés pour un dispensaire, des tables d’écolier pour l’école du village,… et troisièmement pour alimenter les brics à bracs autres sources de revenus.

Pour sensibiliser chacun sur la nécessité d’aider nos amis d’Afrique ou d’ailleurs il est fondamental de communiquer, informer, rendre compte de l’utilité d’envoyer du matériel chez eux. La solidarité doit retrouver ses lettres de noblesse dans le projet communautaire connu et porté par tous (l’ensemble du trépied).

Au sein du mouvement, des Hommes de valeur ont toujours voulu dépasser les murs de la communauté pour aider les plus souffrants. Avec des phrases chocs en guise d’humilité et remplaçant des discours comme « tout ce qui est dans notre communauté ne nous appartient pas il appartient au mouvement alors choisis ce que tu veux et prends le ».

Au regard du formidable travail accompli ici au Bénin par les groupes, aidons-les. Ayons confiance en leur capacité à développer leurs propres ressources mais aidons-les.

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« Un pauvre, c’est celui qui est seul ». Une communauté pauvre, c’est celle qui est seule.

                                                                       Amicalement,               Jérôme.

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Mercredi 1er Avril

Posté par emmausaubenin le 2 avril 2009

 Après deux jours de visites, de voyages, et de découvertes, on se retrouve tous à Cotonou pour une journée de réflexion et de partages sur le theme de la vie communautaire et des liens Association/Responsables.Le début de la rencontre est prévu pour 9h00……à suivre…..

En attendant  Erwann prépare une vidéo qu’il a montée sur la vie communautaire  et qui présente notre manière de vivre Emmaus en France.

9h30…….La vidéo est prete.

9H50…….On y va

Didier  rappelle  pourquoi la promo se retrouve au Bénin, explique le parcours de formation des Responsables en France

Patrick, pour Emmaus International, précise qu’il appuie ce genre de formation et constate que les Responsables locaux ont , eux aussi besoin de formation et voudrait savoir comment le faire par et avec Emmaus-France

Après un tour de table, ou chacun de présente, on est invité à aller voir les vidéos….

11h45, retour à la table de réunion :

-         Etonnement africain devant l’intervention de la police dans les groupes français, qui pensait que les sans-papiers s’y trouvaient en toute sécurité…..

S’en suit un très long échange sur l’accueil inconditionnel en communauté.

Peut-on toujours   etre  «  émotif »  dans l’accueil et se laisser déborder ?

 Il en ressort qu’il serait préférable de protéger et d’éduquer les jeunes en Afrique, de leur donner envie de rester au pays et  que seul le partage des richesses locales le permettrait et en donnerait les moyens.

Les collègues Béninois voudraient savoir comment et pourquoi nous sommes venus à Emmaus.Donc , nouveau tour de table explicatif qui nous amène à l’heure du repas vers 13h00.

Après avoir très bien mangé comme tous les jours, c’est au tour des responsables béninois de nous dire leur parcours et leur rencontre personnelle avec  Emmaus.

Tous ces témoignages sont aussi variés que les notres, les origines  vont de l’enseignant au vétérinaire en passant par le fonctionnaire, etc, etc. et tout le monde a eu un jour une rencontre avec quelqu’un qui a su leur parler d’Emmaus et les y faire entrer.

Le temps passe vite, beaucoup plus vite que prévu, tellement le besoin de dire son histoire, de raconter ses galeres et l’émotion de son engagement sont importants.

Il ne nous reste que peu de temps pour parler des bénévoles en communauté.

Après les présentations par Jérome et Pascal  du statut et du role des amis dans nos communautés françaises, nous devons bien constater que nous avons de la chance d’avoir des bénévoles  qui ont les moyens en temps et en finance de venir partager la vie des Compagnons.

Ici, au Bénin, les gens sont déjà occupés à devoir survivre quotidiennement, comment pourraient-ils devenir bénévoles et donc ne pas toucher d’argent ?

Quant aux amis présents  au Bureau ou au CA locaux, ils semblent etre plus dans la recherche de rentabilité de l’association que dans l’aspect social et veulent donc etre les décideurs de tout…..

Selon les dires de nos collègues, si les amis sont d’accord pour venir a la communauté, c’est aussi pour pouvoir se servir dans les conteneurs ou dans les productions locales.

 En conclusion, les quelques Amis qui ont la confiance des responsables sont en fait plus un réseau relationnel qu’une aide matérielle sur les communautés.

En fait, EMMAUS est bien un ensemble de différences  ici et ailleurs et si c’était là aussi une de nos forces  pour aller de l’avant ?

Alors, continuons                                                                    Salut à tous

                                                                                                

                                                                                                      DENIS

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Journée du 31/03/2009

Posté par emmausaubenin le 1 avril 2009

François le précédent rapporteur m’a donné le cahier de note à 8h30.

Climat : Il fait gris encore avec de temps à autre un rayon de soleil.

Santé du groupe : Bonne mais David n’est pas très en forme. Mal au ventre mais il va tout de même supporter le voyage pour aller visiter le groupe de Véronique qui se trouve à Tohoué à 35km ouest de Cotonou (capitale commerciale du Bénin), puis aller voir l’usine où l’on fabrique l’huile de palmier. Le départ est prévu pour 9h.

Petit déjeuner toujours copieux. Après le petit déjeuner Denis est venu nous avouer qu’il a pris l’un des t-shirt que nous avions apportés pour les groupe du Bénin (rire) Sowathdy a dit que le parrain donne le bonne exemple (rire de tout le monde). Pascal et Didier font la répartition des affaires pour le groupe de ToHoué.

L’heure d’attente de l’arrivée de notre conducteur, Jean, est précieuse pour nous. Nous nous rassemblons devant le bric à brac de la communauté observant les spectacles quotidiens : Les échoppes des vendeuses des produits locaux, les motos taxi qui passent, les enfants qui viennent seuls ou accompagnés par leur mère à l’école qui se situe face à la communauté, les enfants qui balayent le parcelle de terre sur la rue devant chez eux pour la propreté. Ce spectacle est typique.

Image de prévisualisation YouTube 

Tout à coup arrive un homme complètement nu tenant une assiette dans la main. Il parait totalement perdu. Il parle seul sans rien faire à personne et vient s’asseoir pas loin de nous. François partage cette réflexion  »il a déjà vu un homme comme cela à Marseille » donc ce n’est pas seulement ici que les gens sont comme ça.

Arrive Jean, nous pouvons partir à peu près à l’heure. Nous passons par Porto Novo, capitale administrative du Bénin. La route est meilleure  car il y a l’autoroute. Nous sommes tous impressionnés par le nombres de voitures, les motos taxi qui transportent des affaires ou 4 à 6 personnes en même temps, les camions qui transportent toutes sortes de choses en surcharges, les gens qui traversent la route en courant, etc… A chaque arrêt au feu tricolore, il y a des vendeurs à la sauvette qui proposent à tous les passants des habits, des cartes téléphonique, des caquettes, des gâteaux, des boissons etc…Nous étions aussi impressionnés par une moto transportant 3 frigidaires, le conducteur est à peine assis mais il tient bien son guidon. Le plus impressionnant encore c’est qu’il arrive à se faufiler au milieu des autres motos à une vitesse incroyable. Sur cette autoroute il y a un péage à 150 francs CFA. A ce moment précis, les 2 roues sont séparées des 4 roues mais plus loin après le péage ils se rejoignent.

Je tiens aussi à dire que tout au long de cette autoroute il y a des militaires qui non pas les même uniformes. A peu près à 6 km du péage, la gendarmerie arrête notre voiture. Jean va les voir, nous repartons sans payer le bakchich (c’est juste un simple contrôle), elle aurait pu nous faire payer 500 francs CFA. La ville de Tohoué approche, nous quittons la grande route pour prendre un sentier en terre rouge. 5km plus loin, nous sommes arrivés à la communauté de Tohoué à 10h05.

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Peu de personnes sont venus nous accueillir. Véronique, Huguette et Noël. L’endroit paraissait calme, paisible et reposant.

Petit à petit nous découvrons que les compagnons sont dans leurs chantiers. C’est pour cela qu’il n’y a personnes pour nous accueillir.

VISITE  Véronique nous amène tout de suite à la salle de réunion qui fait réfectoire en même temps. Là elle nous explique comment et pourquoi elle est devenue responsable de la communauté Tohoué, puis l’histoire de celle-ci.

La communauté est créée par Véronique en 1988 qui a fait des formations à Genève en   Suisse de 1971 è 1985 à l’Université du développement rurale. Elle a étudié avec des étudiants d’autres pays qui avaient déjà 5 ans de pratique dans leur pays. Véronique était très sensible sur la gestion des déchets. Elle se posait des questions en faisant cette études sur ce qu’elle peut faire en rentrant chez elle au Bénin ?

-         Comment cultiver autrement sur le sol pauvre ?

-         Comment faire pour sensibiliser les gens au problème des déchets et à la transformation des produits agricoles ?

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Après avoir rencontré Jean Mari Vianey, visité la communauté de Montbéliard et visité la communauté en Italie, elle est rentée chez elle avec cette idée dans la tête. Cela commence par sensibiliser les jeunes et les autorités locales.  Dans la ville voisine de Tohoué il y a des montagnes de déchets. Les gens vivaient aux alentours. Le manque d’hygiène était catastrophique, la population respiraient l’odeur de ces ordures tous les jours. Avec l’aide de la cté de Montbéliard avec un tracteur, elle a commencé en 1988. Avec les amis, 4 jeunes du village et 16 jeunes de la ville qui ne vont pas à l’école, elle a commencé.

Véronique raconte son histoire avec fierté cas c’est elle qui est à l’initiative de ce travail fabuleux. C’est très passionnant de l’écouter raconter son vécu.

Elle a pu réquisitionner un camion de la ville tout les samedi pour nettoyer cette porcherie de déchets en faisant participer les habitant au niveau de 500 cfa par ménage évoluant à 1500 cfa et bientôt 2000 cfa.

Les ordures sont traitées en deux parts :

-         Ordures fraîches qui donnent  des terrots vendus à 3000 cfa le m3

-         Le composte pour le maraîchage  vendus à 5000 cfa le m3

Elle nous fait part de sa difficulté à recruter les jeunes et des bénévoles. Les jeunes trouvent ce travail humiliant et le bénévolat n’est pas comme en France car les gens ont besoin de travailler pour gagner de l’argent. Le bénévolat n’existe presque pas au Bénin.

Pour commencer il n’y avait pas de bâtiment. C’est la banque mondiale qui a aidé à construire les bâtiments. Chaque bâtiment contient 10 chambres et chaque chambre  deux lits. Pour le moment il y a 30 compagnons et compagnes.

Elle nous fait visiter le bâtiment à côté où il y a des enfants qui apprennent l’informatique. Il y a 14 jeunes, filles et garçons puis 2 formateurs. Dans ce bâtiment il y a aussi une bibliothèque. Cette partie du travail est aidé par une association VILODALAINE, qui aide à animer le volet sportive, culturel.

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                                                                                            La visite continue par le bric à brac, l’élevage des vaches, les lapins, la porcherie, les poulaillers et les plantations de manioc, des manguiers, orangers, clémentines, acacias. Véronique nous apprend que tous les arbres autour de la cté ont été plantés par les compagnons cas il y en n’avait pas avant. Dans la cours de la cté nous constatons 1 tracteur marqué CTOM Emmaüs, qui veut dire (Centre de traitements des Ordures Ménagère Emmaüs). Il y a 12 hectares de terrain. Le hectare coûte 300 000 cfa. Il faut noter que depuis qu’il y a eu la grippe aviaire, le poulailler est fermé.

En voyant les acacias, j’ai dis à Véronique de fabriquer des fusains à la base des tiges de cet arbre. Véronique me disait qu’au Bénin le fusain n’existe pas. Aucune personne n’utilise le fusain pour faire du dessin. Je lui ai donné la recette pour fabriquer le fusain cas je l’ai fabriqué moi-même quand je travaillé dans les camp de réfugiés en Thaïlande avec l’ONU.  

   

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La vente des bétails : 

-         1 vache coûte 110 000cfa
-         1 lapin coûte 2000cfa le kg
-         1 poulet 2500cfa

 A 12h45 nous somme revenus au réfectoire pour le repas. Tout le monde était là. Véronique nous a expliqué le fonctionnement de la cté. Nous avons déjeuné ensemble. Le repas était copieux et délicieux (crudités, poulet « bicyclette » et ananas). Après le repas il y a eu un moment attentif quand Didier a dit à Denis de commencer à présenter le groupe et quand Didier commence à distribuer les affaires que nous avions apportées. Les compagnons ont applaudi après les paroles de Didier.

Après le déjeuné, nous partons pour visiter la plantation de palmier et l’usine pour fabrication l’huile de palme. Mais avant de partir nous faisons une photo de groupe avec les compagnons. Moment émouvant.

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Sur la route on est arrêté à nouveau par la gendarmerie. Jean n’avait pas son permis de conduire. La gendarmerie dit à Jean, qu’au retour jean devra montrer son permis sous peine d’être verbalisé.

La visite du deuxième site est aussi passionnante. Lary, le technicien  nous a fait le guide pour expliquer tout de début jusqu’à la fin de l’exploitation des palmiers.

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Au moment que nous visitions la plantation, Un homme en moto transportant un panier de fruits de palmes arrive à notre rencontre à travers des palmiers. Cet homme chétif est l’ancien maire du village. Tout le monde était étonné du travail de cet homme.

L’exploitation des palmiers :  1 tonne de régime donne 150 l d’huile de palme
1 tonne de régime de palmes fait 600 kg
1 litre d’huile de palme rouge coûte 340 cfa
1 litre d’huile de palmiste coûte 450 cfa

Ce qui est étonnant pour moi c’est que l’usine n’est pas fermée et l’huile de palme est stockée dans un cube en métal fermé. Les compagnons travaillent sans porté ni gant ni masque pour se protéger contre la fumée.

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Après la visite, une pause café est organisée par Huguette et Véronique. Pendant la pause  Véronique, nous dit que : «  La rébellion pour nous c’est de faire quelque chose nous même. » Ici, l’intérêt pour nous c’est de faire une communauté dans une communauté. L’accord que l’autorité locale nous demande, c’est que les compagnons ne vont pas chercher les femmes dans le village et ne volent pas notre terrain.  Pour rentrer et ne pas se refaire contrôler par la gendarmerie, c’est un autre compagnon, Serge, qui passe le barrage de gendarmerie.  Nous sommes arrivés à la communauté à 20h 38, Patrick nous attendait là. 

   

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Conards, laqués, et au Bénin, Première!

Posté par emmausaubenin le 31 mars 2009

p1000475.jpgp10004741.jpg10029161.jpgdscf14251.jpg30 mars 7h30 : huit mines réjouies prennent leur petit déjeuner sur la terrasse d’Emmaüs à Cotonou. La session de formation à l’international clôture un cycle de trois ans, formation essentielle et indispensable. Cycle qui se terminera après le Bénin. 8h30 : on apprend le temps 

9h00 : on étudie le temps 9h30 : on approfondit le temps Puis ça commence, Jean Pierre, trésorier de l’association AFA nous prend en charge pour la journée.  Nous montons dans la camionnette… L’Association des Femmes Amies a été créée en 1998. Quatre femmes se sont un jour réunies et ont décidé de lutter pour venir en aide aux femmes et aux enfants en détresse. L’association a été validée par Emmaüs International en 2004. …mais revenons à la camionnette, le trafic à Cotonou est, comment dire, d’une densité vraiment…dense! Les motos taxis sont omniprésents et passent où il y a de la place c’est à dire un peu à droite, un peu à gauche, un peu devant, un peu derrière.  Denis notre parrain, sa semi calvitie  protégée par le rap de sa casquette, jubile car le soleil vient de faire son apparition. Nous arrivons sur le grand marché de Cotonou et nous nous enfonçons dans des ruelles au milieu d’objets hétéroclites. Nous traversons le coin des fripiers puis celui des ferblantiers, ferronniers et autres forgerons. 

L’association AFA s’occupe des enfants du marché qui sont forgerons. Ils travaillent de 5h00 du matin à 19h00 et exécutent  avec des boites de fer blanc récupérées sur les déchetteries des objets utilitaires ou de décoration. Après négociation avec leurs patrons, AFA a obtenu d’encadrer ces jeunes deux fois deux heures par semaines. Roselyne, la secrétaire de l’association, enseigne le Français à une cinquantaine de garçons âgés de 8 à 16 ans regroupés sous un toit de tôle surchauffé. Ces jeunes vivent, mangent et dorment sur le marché. Ils sont pour la plupart rejetés ou partis de leurs familles qui ne peuvent subvenir à leurs besoins.

Image de prévisualisation YouTube 

L’association pourvoit également à leurs loisirs, c’est-à-dire le chant et la danse dont ils nous font une démonstration rayonnante et chaleureuse. …puis c’est à nouveau la camionnette, direction un autre marché. Nos amis motos taxis n’ont pas lâché la partie et semblent prendre un malin plaisir à nous envelopper d’une fumée bleuâtre qui fleure bon l’huile brûlée et le gasoil. Devant les toits de tôle, une question fuse : « il n’y a pas de tornade au Bénin ? » Réponse cinglante de Jean-Pierre : « nous sommes déjà pauvres, tu vas pas nous rajouter ça ! » Nous arrivons devant la « case d’écoute ». C’est ici que les enfants viennent parler de leurs problèmes. Des petites pancartes fichées aux quatre  murs égrènent leurs droits : être écouté, être respecté, pouvoir prétendre à un repos maladie, bénéficier d’une justice équitable, être en sécurité, rester au village, avoir droit à une formation, pouvoir s’exprimer, s’organiser, travailler léger et limité (adaptation à l’âge et aux capacités), bénéficier de soins de santé, droit de s’amuser et jouer, pouvoir apprendre à lire et à écrire. Puis Justine la Présidente, nous parle des micro crédits. L’association AFA prête de 20 000 à 200 000 francs CFA (70 à 700 euros) à des femmes ayant une activité de vente sur le marché. Elles possèdent un « carnet de tontine » qui atteste de leurs mensualités de remboursement mais aussi de leur épargne. Il s’agit de femmes souvent confrontées à la polygamie. Elles se trouvent délaissées par leur mari lorsque celui-ci prend une nouvelle épouse. Grâce à ce système éprouvé, ces femmes peuvent prendre en charge leurs enfants, « avec des petits moyens on peut changer le monde » dira Justine. L’association est présente sur quatre marchés et aide 225 femmes.  L’une d’elles vend du charbon de bois, elle achète le gros sac 3000 francs CFA (10 euros) et peut espérer un bénéfice si elle vend bien de 600 francs CFA (2 euros). … retour à notre camionnette que notre chauffeur sait si bien glisser dans le flot des … motos taxis, gagné! Il va être temps de faire la pause déjeuner. Nous assistons alors avec effroi à la déglutition de deux bouteilles de bière béninoise de 63cl ( !) et d’un demi poulet bicyclette accompagné de couscous, pommes frites et aloko (bananes plantains) par Denis notre parrain qui n’a toujours pas quitté sa casquette. Un mot sur ces poulets qui activent leurs petites pattes pour échapper au trafic incessant des … motos taxis (on s’habitue, hein ?) et qui profitent d’un espace entre deux pétarades pour picorer et gratter les rues. Bien plus sympathiques et amusants que ceux  qui dans la lointaine France se gavent de papiers. 

… la patience de notre chauffeur lui permet de nous conduire sans encombre mais avec force d’avertisseur, accélérateur, freineur  (pour éloigner qui vous savez) jusqu’au siège de l’association AFALà nous attend une réception des plus chaudes, un groupe de femmes nous accueille en chantant et en dansant comme seules les Africaines et à fortiori les Béninoises savent le faire. 

Image de prévisualisation YouTube

Provocante, l’une d’elles va se frotter à parrain qui met moins d’une minute à être en transe au milieu de la piste. Du coup il tombe la casquette et de grosses gouttes de sueur perlent sur le sommet de son crâne. Outre Justine la Présidente, Jean-Pierre le trésorier et Roselyne la secrétaire, nous rencontrons un membre du CA, Nicole la vendeuse du bric à brac et l’assistante sociale de l’association (qui s’occupe principalement de la santé des enfants). L’activité économique de l’association AFA se résume à la vente dans la boutique de bric à brac et à la promotion des objets d’art (fabriqués par les enfants toujours avec de la récupération, ah la bougie d’allumage transformée en maquette d’avion !). Les ressources sont donc constituées des cotisations des quelques 77 membres, des recettes bric à brac et objets d’art et des dons de la part d’Emmaüs. L’Etat béninois, bien que reconnaissant l’action et la valeur sociale de l’association AFA ne lui verse aucun subside. … notre chauffeur nous attend toujours avec le sourire et c’est un groupe fort de trois nouveaux membres (donc forcément moins de place dans la camionnette) que nous entamons un dernier périple de 50 km. La piste est ondulée et masse énergiquement abdos et fessiers. Nous arrivons en pleine campagne (tiens où sont les motos taxis ?) aux ateliers d’apprentissage. Il y a là 105 enfants qui apprennent par groupes la coiffure et les tresses (du coup, vexé parrain a remis sa casquette), la couture homme et femme et la couture femme. Les enfants alterneront durant trois ans les cours pratiques et des séances d’alphabétisation. Nous croisons à cette occasion un personnage féminin haut en couleur qui exerce des responsabilités politiques au sein de l’arrondissement et qui, membre de l’association, affirme haut et fort : « malgré les difficultés du Bénin, la jeunesse ne périra pas ! » Justine profite de l’occasion pour rappeler le programme sur ce site, programme déjà bien avancé : 

-          sensibilisation aux droits des enfants -          construction du centre de formation pour permettre aux enfants d’apprendre sans s’exiler -          et dans le futur encadrer les femmes autour des activités de transformation agricole Et les besoins encore à pourvoir : 

-          construction d’une ou deux latrines -          forage d’un puits Le retour finit de nous bétonner abdos et fessiers et nous retrouvons avec émotion  nos amis motos taxis qui bourdonnent toujours dans les rues de Cotonou. « Dis moi c’est pas un congélateur qu’il transporte celui-là ? » Forts ! Très forts ! Très très forts ! Très très très forts les motos taxis !  30 mars 22h30 : la nuit est tombée et je suis le seul conard laqué encore éveillé. Je finis de taper le tex… « Mais non parrain j’ai pas vu ta casquette, va dormir… ! » 

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Formation responsable de communauté session internationale BENIN

Posté par emmausaubenin le 25 mars 2009

jour

thème

contenue

Dimanche

29 mars

Trajet arrivé 19h accueil et hébergement à Emmaus Pahou à Ste Rita

Lundi

30 mars

Visite groupe Emmaus AFA Rencontre de tous les acteurs de l’associationVisite des activités

Mardi

31 mars

VisiteGroupe Emmaus Tohouè Rencontre de tous les acteurs de l’associationVisite des activités

Mercredi

1er avril

FormationInter pays Vie communautaire, et les liens associations/ responsables

Jeudi

2 avril

FormationInter pays Etre solidaire pour quoi ?comment ? pour qui

vendredi

3 avril

FormationInter pays Rôle des femmes dans la société ou (traite et exploitation des enfants au Bénin)

samedi

4 avril

Visite Emmaus MetokanVisite culturelle Rencontre de tous les acteurs Visite des activités

Soirée festive Cotonou by night

dimanche

5 avril

Tourisme Visite culturelle

Repos

Pique nique à la plage de OuidahVisite de la porte de non retour

lundi

6 avril

Visite groupe Emmaus Pahou Rencontre de tous les acteursVisite des activités

mardi

7 avril

Visite au lac Nokoué et de Sonagnon Visites des sites du projet de l’eau et de l’assainissement

mercredi

8 avril

Tourisme Visite du centre de promotion artisanale,marché DantokpaEvaluation

Départ à 23 h

RAPPEL

Départ

Notre départ aura lieu :

Décollage dimanche 29 mars prévu à 13h50

à Roissy Charles de Gaulle terminal 2C Vol AF 814 (durée 6h)

Je vous propose un Rendez-vous à 12h au quai d’enregistrement

Arrivée Cotonou Dimanche 29 mars vers 19 h

  • Retour

Décollage de Cotonou Mercredi 8 avril prévu à 23h A BJ Vol AF 813

Arrivée Paris Roissy C d G jeudi 9 avril 6h15

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Bonjour tout le monde !

Posté par emmausaubenin le 21 mars 2009

Bienvenue sur notre blog.

Vous pouvez déjà écrire, commenter, enrichir, cancanner, à tout va!

Pour les graphistes, il est aussi possible de modifier l’interface et d’exercer ses talents de webmasters.

A dimanche!

Erwann

 

 

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